Le métier de tapissier d’ameublement ou tapissier garnisseur est très ancien et se perpétue depuis plusieurs siècles.

Si les méthodes ou les matériaux ont évolué avec le temps, les sièges perdurent et les tapissiers sont là pour leur donner une seconde jeunesse afin de profiter encore un moment des fauteuils de famille qui se transmettent de génération en génération.

Le tissu s’adapte au gré des envies et des modes, mais la méthode de réfection traditionnelle reste la même :

  1. Le dégarnissage : le tapissier découvre puis dégarnit entièrement le siège pour ne garder que la carcasse. Ce travail est parfois long et fastidieux, car il faut retirer tous les clous ainsi que toutes les semences qui maintiennent l’ensemble de la couverture et de la garniture.
  2. La remise en état de la carcasse : selon l’état du siège, le tapissier doit souvent procéder à des collages pour renforcer la carcasse. Il peut également faire appel à un ébéniste pour la remise en état du meuble. C’est également le moment de procéder au vernissage de la pièce, ou de procéder à la patine.
  3. Le sanglage : mise en place des sangles. Les ressorts font partie du sanglage, ils sont cousus aux sangles, puis vient le guindage, subtil jeu de cordes et de nœuds destinés à abaisser les ressorts et les maintenir en place. Ces derniers sont à nouveau cousus à la toile forte apposée dessus.
  4. La mise en crin : à l’aide de lacets, de grosses poignées de crin végétal préalablement cardé vont être disposées sur l’ensemble de la surface. Elles constituent la garniture qui donnera sa forme à l’assise ou au dossier.
  5. La mise en place de la garniture : La pratique traditionnelle consiste à utiliser des ressorts, des toiles de jute, du crin an
  6. L’emballage du fond : cette étape consiste à enfermer le crin dans la toile d’embourrure pour lui donner sa forme.
  7. Les points de fond : à l’aide de passage de ficelles, le crin est fixé et tassé sur la toile forte.
  8. Le rabattage : il permet de donner sa forme définitive en clouant la toile d’embourrure au bois.
  9. Le piquage : avec des aiguilles courbes et du fil de coton, la garniture est façonnée par une série de points successifs.
  10. La piqure animale : comme la mise en crin, des lacets sont positionnés pour y insérer du crin animal qui apportera moelleux à l’ouvrage tout en comblant les creux occasionnés par le piquage.
  11. La mise en blanc : l’ensemble est recouvert d’une toile blanche qui enferme définitivement les différentes couches de la réfection.
  12. La couverture : après avoir positionné de la ouate, le tissu est posé avec de petites semences. Pour occulter ces dernières, le tapissier procèdera à des finitions : galon, clous décoratifs, passepoil, lézarde …
  13. Le Jaconas : le dessous du siège est recouvert d’une toile appelée Jaconas destinée à masquer le sanglage et éviter à la poussière de circuler.